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Saturday, March 31, 2012

Le français en très peu de leçons

Si vous voulez savoir quoi dire auprès de vos amis, ou de vos collègues de travail, ou bien des connaissances, voici l'expression parfaite pour vous.
Simple d'utilisation, elle se construit de la manière suivante:

Verbe Faire + un nom de lieu (ville ou pays (précédé de l'article défini))

Exemple: L'été dernier, nous avons fait la Thailande.
Ou encore: J'ai encore jamais fait Prague.

C'est une expression fort commode car elle ne dit pas ce que vous avez fait, il vous suffit d'avoir transité dans l'endroit pour pouvoir prétendre l'utiliser.

En général, il est quand même bien de l'utiliser au passé, et de la mettre en liste.
Pour ce faire, n'oubliez pas les dates exactes.

On a fait le Maroc en juillet 2001, la Tunisie, l'été suivant, et puis en 2005, on s'est fait l'Amérique du sud.

Bien sûr qu'elle s'emploie très bien dans le cas où vous êtes partis de CDG pour l'aéroport local et avez passé une semaine dans un Club Med sans en sortir une seule fois. C'est même recommandé de l'utiliser dans ce cas précis.

Alors n'hésitez pas vous aussi à utiliser cette charmante expression passe partout, dans vos discussions, dans vos courriels, elle s'insérera sans aucun problème, et le mieux dans tout ça, c'est que personne ne pensera à vous demander des détails ou à juger votre vision du voyage un peu limitée.

En un week end, on a fait l'Allemagne et Strasbourg (ci dessous)

Photo à l'appui (on a bien fait Strasbourg)

Friday, March 30, 2012

Yamaimo

Couleur de tofu, collant, gluant, très peu de goût, nous l'avons coupé, pelé, râpé et étalé sur un riz trois couleurs avec de la truite saumonée cuite au four, accompagné d'une roquette piquante, aux noix.
L'impression de manger du bon et du bizarre, l'impression d'avoir redécouvert quelque chose de pas commun. Yamaimo, la patate des montagnes, qui n'a rien d'une pomme de terre.
En plus, ça nous rappelle le Japon, c'est le summum du neba neba.








Thursday, March 29, 2012

La vie, le soleil, la mort

Après l'école, nous sommes allées à la ferme des enfants, il y a des animaux bien sûr, mais surtout beaucoup de sable et des constructions en bois, pour escalader, grimper, glisser, etc...
Pique nique, soleil et température idéale (je viens de découvrir que pour moi c'était 16°C).
Elle joue et joue et joue. Moi, je parle, et parle, et lis un peu.

Et puis on rentre, toujours sous un beau soleil, 17h00 pourtant.
Près de chez nous, nous voyons une femme âgée, qui marche lentement derrière son déambulateur.

Anzu dit: elle, elle va mourir dans deux jours je crois.
je dis: ah bon? comment tu sais ça?
Elle répond: parce que c'est sa dernière vie.





Wednesday, March 28, 2012

déjà???

Faut pas croire, je ne fais pas que bronzer sur mon vélo en allant chercher Anzu à l'école, et en la regardant manger sa première glace sur une place ensoleillée (donc ça c'était la journée d'hier, belle journée).
Aujourd'hui par exemple, j'ai failli me faire écraser par un double bus, suivi d'un autre même, qui a klaxonné avec son gros klaxon de bus à soufflet, j'ai eu très très peur!

Autre peur, quand je retrouve la proprio de l'appart dans le garage, elle trouve qu'on prend trop de place, elle me fait dire par l'agence que si on veut utiliser le garage, ça nous coûtera 150 euros par mois...ben voyons! L'agence m'annonce par la même occasion l'augmentation du loyer, réglementaire.

Et je comprends, aujourd'hui même, qu'on va partir bientôt, ça fait même pas un an qu'on est là, et surtout ça faisait à peine quelques semaines qu'on se sentait chez nous.

Mais les appartements, surtout ceux qu'on loue, sont des espaces où on pose nos choses, où on vit nos histoires, c'est tout, certes, ça coûte de l'argent de déménager, de fermer tous les contrats, et d'en rouvrir d'autre, mais c'est comme ça que nous allons dépenser le nôtre, pour la tranquillité, et le plaisir de bouger vers Amsterdam...
Anzu a dit qu'au moins elle serait plus près du zoo...

Monday, March 26, 2012

Cherry blossom viewing

Teinosuke had laughed when, on their honeymoon in the Hakone mountains south of Tokyo, he asked Sachiko what her favorite fish was and learned that it was the sea bream. The sea bream was far too ordinary a fish to have for a favorite. Sachiko said, however, that the sea bream, both in appearance and in taste, was the most Japanese of all fish, and that a Japanese who did not like sea bream was simply not a Japansese. Teinosuke suspected that his wife was secretly boasting of her native Osaka. The Osaka region produced the best sea bream, and, it would seem to follow, was most truly Japanese.
And when Sachiko was asked what flower she liked best, there was no hesitation in her answer: the cherry blossom.
The Makioka Sisters, Junichiro Tanizaki



Wednesday, March 21, 2012

J'écris aujourd'hui

parce que je n'ai pas le temps...(???)

Le printemps se prépare, et les balcons aussi.
A 10h00 pile, je pars.
Nouveaux caillebotis qu'on doit huiler, et quelques plantes aussi.
Mais d'abord, faut enlever la mousse,
la perspective de me retrouver au soleil, jeans jusqu'au genoux, une brosse dans la main,
sous le soleil, donc, ne me déplaît pas.
Le balcon n'est pas très grand de toutes façons.

507 marches pour obtenir cette géométrie


Monday, March 19, 2012

Road movie

Longues préparations
On pense, on prend les cartes, les sandwichs, un coussin et une couverture, de l'eau, appareil photo, musique
Une route qui se compte en temps restant, heure à destination, kilomètres écoulés,
les kilomètres s'accumulent sur le compteur de la voiture, et diminuent d'autant sur le compteur de la navigation, le temps ne passe pas aussi vite que le décor extérieur.
En mars, quand on fait le même trajet aller retour, Amsterdam Strasbourg en passant par l'Allemagne, on remarque le passage au printemps, en une semaine seulement, le premier passage était hivernal, le deuxième largement printanier, herbe verte et bourgeons naissants, c'est très net.
La deuxième fois, parce que c'est connu, et c'est connu en seulement une fois, ça va plus vite.

Voilà, les généralités de notre road trip, mais road movie, c'est mieux dit.
Que garderons nous de ces trajets?
Des photos déjà.
Jusqu'en haut de la cathédrale (Cologne/Köln), elle a monté toutes les marches



Wednesday, March 07, 2012

Beautiful name

Aujourd'hui, en achetant une lotion démaquillante dans une parfumerie, on m'a dit que j'avais un joli nom "what a beautiful name"...?????
Je n'ai pu que répondre que c'était la première fois qu'on me disait ça, en plus la femme a prononcé Filar, je crois que j'écarquillais des yeux ronds comme des billes, et puis elle a repris Vilar Kamikawa,
et ça m'a plu aussi, finalement, dit comme ça, c'était pas mal...





Tuesday, March 06, 2012

La fin du roman

Je lis Une catastrophe naturelle de Margriet de Moor, j'arrive à la page 330, c'est la fin du roman, je suis presque essoufflée (dans la tête) par toutes ces émotions, et comme souvent quand j'aime ce que je lis (même si c'est dur), je n'arrive pas à croire qu'il ne reste que quelques lignes, et que dans ces quelques lignes je vais avoir le temps d'accepter qu'il faut arrêter, fermer le livre et se retrouver là à rien faire, à y penser.
 Page 331, en plus c'est un dialogue, il n'y a pas plus de trois ou quatre mots par ligne,
Au bout de 6 lignes, c'est fini. Plus rien. Tout est là.

Alors, pour ne pas refermer tout de suite, je cherche à continuer, et lis tout ce qui suit:
Table 
I - L'excursion du week-end
1. Un âpre matin, elle se sont dit adieu
2. Les soeurs
3. Paysage?
4. Vas-y donc toi
5. Cela était la ville
6. La marraine
7. Tu es une autre
8. La disparue 
II - On appelle ça dormir
1. Un contexte de lune, de froid glacial, de ténèbres
2. La voir !
3. Au port
4. Rêves et fantômes
5. Allons nous blottir sous les couvertures
6. Au village 
III - Météo omniprésente
1. Le météorologue
2. Basse pression à Amsterdam
3. Lune à l'apogée
4. Quand mugit le vent et claquent les volets
5. Marée haute I
6. Marée haute II
7. Marée haute, par hasard basse
8. Météo omniprésente 
IV - Saga familiale
1. La naissance
2. Ma femme ne me comprend pas
3. Le dernier repas
4. A propos de Nadia Blaauw
5. Le naufrage de la maison
6. Oh, mon papa
7. En remontant l'Oosterschelde
8. L'évincée 
V - Responsorium
Impression réalisée par CPI BRODARD & TAUPIN
La Flèche (Sarthe), 65029
N° d'édition : 4402
Dépôt légal : août 2011
X05304/01

Imprimé en France

Lidy et Armanda, deux soeurs d'une ressemblance frappante, décident le temps d'un week end, d'échanger leur identité. Mais cette facétie presque innocente tourne au drame, lorsqu'une terrible tempête s'abat sur le sud des Pays-Bas. Emportée par les flots, Lidy ne reviendra jamais...Abandonnant aux mains d'Armanda le destin qui était le sien, pour le meilleur et pour le pire.

Le récit bouleversant de deux trajectoires englouties par une catastrophe naturelle et intime.

Traduit du néerlandais
par Danielle Losman

Catégorie 7b
ISBN 978-2-264-05304-6
9782264053046
www.10-18.fr
Photo c Skye.Gazer / Getty - Couverture : G. Petit

 

Monday, March 05, 2012

Duel de sushis

Samedi soir, Namrasha, Vinayak and Adit sont venus dîner. Il y a eu la question des sushis.
En réponse, que des généralités.

Aujourd'hui midi, Hiro y repense et me dit qu'il aurait aimé dire que les sushis, c'est plutôt une performance, c'est plus du théâtre en fait que de la gastronomie.
Ensuite au discours direct: Au Japon, c'est pas la cuisine, c'est une conversation avec l'artiste. L'homme en face de toi, il veut faire tout pour te faire goûter tout ce qu'il pense de plus frais, avec la fierté de son métier...He puts everything in front of you, and you, you eat it! Mais il faut que tu comprennes son travail, il faut que tu sois capable d'apprécier l'art. Sushi, c'est pas un objet, c'est un langage qu'on partage, que les gens très très haut, c'est une langue "sucrée" (en fait, il disait 'secret').

Il y a encore des hypothèses, des parallèles entre les samourais, les sushi chefs, et puis on referme la parenthèse.

Pas de suhis au menu, forcément
Sur la photo, puntarelle, kiwi, pomme elstar, noix, endive, tomate cerise

Saturday, March 03, 2012

Vivement la rentree

Fais pas ci fais pas ça  Viens ici  mets toi là Attention prends pas froid Ou sinon gare à toi Mange ta soupe, allez, brosse toi les dents Touche pas ça fais dodo
Dis papa, dis maman Fais pas ci fais pas ça À dada prout prout cadet À cheval sur mon bidet Mets pas tes doigts dans le nez Tu suces encore ton pouce Qu'est-ce que t'as renversé Ferme les yeux ouvre la bouche Mange pas tes ongles vilain Va te laver les mains Ne traverse pas la rue Sinon panpan tutu
Fais pas ci fais pas ça À dada prout prout cadet À cheval sur mon bidet
Laisse ton père travailler Viens donc faire la vaisselle Arrête de te chamailler
Réponds quand on t'appelle Sois poli dis merci à la dame laisse ta place
C'est l'heure d'aller au lit Faut pas rater la classe Fais pas ci fais pas ça
À dada prout prout cadet À cheval sur mon bidet Tu me fatigues je n'en peux plus Dis bonjour dis bonsoir Ne cours pas dans le couloir Sinon panpan tutu
Fais pas ci fais pas ça Viens ici ôte toi de là Prends la porte sors d'ici
Écoute ce qu'on te dis Fais pas ci fais pas ça À dada prout prout cadet
À cheval sur mon bidet Tête de mule tête de bois 
Tu vas recevoir une beigne

Qu'est-ce que t'as fait de mon peigne Je ne le dirai pas deux fois Tu n'es qu'un bon à rien Je le dis pour ton bien Si tu ne fais rien de meilleur Tu seras balayeur Fais pas ci fais pas ça À dada prout prout cadet À cheval sur mon bidet Vous en faites pas les gars Vous en faites pas les gars Moi aussi on m'a dit ça

Friday, February 24, 2012

Extrait de lecture sans commentaire

If the only reason for not permitting the marriage immediately was that the sisters should be married in order of age, she said when Sachiko had finished, then there was really no reason at all. It would not upset her to be left behind, she added, with no trace of bitterness or defiance. She knew her day would come.
It was nonetheless out of the question to have the younger sister marry first, and since a match for Taeko was as good as arranged, it became more urgent than ever to find a husband for Yukiko. In addition to the complications we have already described, however, yet another fact operated to Yukiko's disadvantage: she had been born in a bad year. In Tokyo the Year of the Horse is sometimes unlucky for women. In Osaka, on the other hand, it is the year of the Ram that keeps a girl from finding a husband.  
The Makioka Sisters,  Junichiro Tanizaki

Thursday, February 23, 2012

Démo(s)

mots nouveaux bon mot des mots lusques des mots tordus des mots tards des mots d'amour des mots d'excuse des mots doux des mots tendres des mots ribons des mots volés des mots fous d e s  m o t s  l a ç o n s  des mots crus des mots vais des gros mots des demis mots est ce qui mot?  Chez mot mot le dernier MOT


Tel un logo, maintenant sur mes cartes de visite, mon tshirt, ma serviette de bain, ma balle de golf, et ma casquette (celle avec visière), pour mon(s) nouveau(s) job(s). Merci à ceux qui reconnaîtront leurs mots.

Wednesday, February 22, 2012

Hiver radieux

A une amie qui venant du Japon, s'imagine l'hiver hollandais, glacial et brumeux, et gris.


Ciel de février

et neige
supplément photo pour amateur de brouillard (mois de novembre, techniquement, ce n'était pas encore l'hiver)


Monday, February 20, 2012

quel titre pour un week end

Je viens de faire le tour des blogs que j'aime, et puis je me suis dit à moi maintenant.
Le titre, c'est souvent un problème. Soit c'est la première idée que j'ai, le titre, soit j'ai du mal.
Samedi, nous décidons de passer un week end calme. Nous prenons souvent cette décision en fin de semaine harassante, mais le samedi, on se lève toujours tôt, parce que c'est un plaisir d'être en week end, et on finit toujours pas avoir des envies qui nous poussent hors de chez nous. Alors, comme pour nous aider à tenir notre promesse, la toux d'Anzu a redoublé, et vraiment, à chaque quinte, c'était difficile d'ignorer son appel à rester dedans.
Samedi, on est dedans donc, dans un espace clos, dans lequel trois entités évoluent à leur vitesse, parfois se rencontrant, parfois cherchant l'espace vide. Une seule sortie, dehors, à 18h00, sous la pluie, à vélo, adéquat quand on veut cultiver les quintes de toux (pour pouvoir rester dedans, encore, le jour suivant).
Dimanche, on est forcé d'écouter Makihara, Hiro nous parle de sa vie, de sa musique, un mot retient mon attention, seishun, ça veut dire "jeunesse", l'idée du "printemps bleu" (ou vert, mais comme c'est le même mot, je choisis bleu), l'explication sur la philosophie chinoise, à chaque fois un kanji: bleu, printemps, rouge, été, blanc, automne, noir, hiver...les explications continuent, le calendrier chinois est lunaire, l'hiver tombe plutôt en février mars....et puis, sur le papier, on écrit les paroles de la chanson Donna toki mo, je me dis, en bonne pragmatique, que si je dois entendre cette chanson encore une bonne centaine de fois, que je sache quels sont les mots, et qui sait, je parlerai peut être japonais, en empruntant seulement des phrases de chansons pop (tentant non?).
Donna toki mo
Donna toki mo
Bokuga bokurashiku
aru tame ni
sukinamono wa suki to ieru
kimochi dakishimete (i)tai
............................


Friday, February 17, 2012

Ecoute attentive

Place de la Toile Stéphana Broadbent synchrone asynchrone facebook urbanisme maison perméable skype vidéo conférence changement radical communication gratuité ouvre fenêtre sur autre maison dîner ensemble webcam perméabilité messaging concilier tribale individualisation flux migratoire famille transnationale un milliard de personnes qui n'habitent dans leur lieu de naissance famille éclatée gigantesque migrante technologie de bricolage potentiel de partage...
La porte sonne...interruption dans ma maison, perméabilité, visiteur imprévu.


Thursday, February 16, 2012

...=+=+//;?/+

Galettesarrasin tranchesd'endiveetfenouilvapeur cottagecheese maltvinegar poivrenoir levuremaltée cranberryjuice kaki thévert Comme ça, j'aime

L'école

Il y a Isra, qui vient d'Erythrée, Nouran, qui vient d'Egypte, Marianna, qui vient de Moscou, Alicia, dont la mère vient du Kazakhstan, Sophie, dont la mère est chinoise, Daniël dont le père vient d'Israël, Daniel dont le père vient du Royaume Uni (et la mère de Russie), Samir vient du Maroc, Ayush est indien, Nathan allemand, Norzin tibétaine, il y a aussi Ben, Finn, Lutijn, Bart, Noam, tous des Pays Bas, tous ces enfants, et Anzu, dans la même classe, parlent néerlandais, avec Madelein (qui dit en rigolant qu'elle est institutrice dans une classe internationale).

Monday, February 13, 2012

Excursion exotique

C'est entre le quartier St Gilles et celui des Marolles, que le petit orteil du pied gauche s'est figé.
Nous étions toutes les deux (deux femmes dont le prénom commence par un G majuscule) sur les trottoirs, à travers les rues, sur les passages piétons ou à côté, les rues montaient et descendaient,  nous marchions vite, je jetais des coups d'oeil dans les vitrines, de l'autre côté de la rue, dans le ciel, je ne voyais pas bien, mais cette cadence était agréable, ce rythme soutenu, le froid, et le fait que je ne savais pas où j'allais, je suivais, en parallèle, c'était très excitant.
Enfin goûtée la toute première harsha dans un café du dimanche, "bruyant comme un hall de gare, ce qui permet de s'isoler" (est ce que je reprends bien ses termes?). Je voudrais adopter la harsha comme petit déjeuner du dimanche.
On achète des souvenirs (Choux de Bruxelles violets, chocolat noir, et galette jaune), on parle, on parle, on parle, je sais que je me souviendrai de nos conversations, de celles de la rue, et de toutes celles dans l'appartement, entre deux portes, sur le coussin, assise à table, dans la cuisine.
Au Roi des Belges, j'étais dans la peau d'une critique de thé, sentir le vrac, déterminer la couleur, sentir, goûter, sentir, parler, écrire. Le thé au Lotus est fleuri plus que fruité et le verdict vaut la consommation.
La grand place est plus petite que ce que j'imaginais, ça n'empêche pas l'émotion au contraire. Des petites rues sinueuses donnent sur de grandes galeries rectilignes, je vois pour la première des cuberdons.

Sur le quai de la gare centrale, échange de sacs remplis de cadeaux,  d'à bientôt et de promesse de futures visites.

Dans le train, c'est confortable, il fait bon, j'ouvre  Le ciel des chevaux, c'est l'atmosphère parfaite.
Après la gare d'Antwerpen, c'est comme si la porte du train était restée ouverte. Le refroidissement se fait par le bas, par les pieds, le froid est de plus en plus gênant et il n'y a jamais de retour de la chaleur.
On arrive à Rotterdam, sans chauffage.
Accident de personne entre Rotterdam et Den Haag. Le froid ne se compte pas seulement qu'en degré celsius.
On nous demande de changer de train, qu'il faut attendre près d'une heure sur le quai (froid???).
De nouveau assise dans le train de dépannage, j'ai l'impression que la destination a changé pour Moscou. Les cours d'eau sont solides, le blanc est partout. On s'y enfonce.
Pourtant, je descends bien à Schiphol, un aéroport qui sert de gare. Je marche jusqu'au bus, en croisant un adolescent en Tshirt, dont j'arrive même à apercevoir le caleçon, donc la peau. Monde parallèle. Réalités différentes. Le froid ne serait qu'une création de mon imagination?
C'est entre Amstelveen Busstation et Meander, juste en apercevant sa figure d'abricot derrière la vitre que le petit orteil du pied gauche a silencieusement retrouvé son état habituel, courbé, collé à son voisin, mais détendu et surtout indolore.
Merci à G. pour l'invitation, l'incitation, les discussions, la logique du travail, les rires, les adresses, les découvertes, les albums photos et albums de cartes, les photos, les duvets, les chicons.

La très fameuse harsha



Friday, February 10, 2012

Capital

Cette année, je ne sais pas si mes objectifs seront atteints.
C'est la crise en ce moment. Le budget est serré.
Le capital a déjà été entamé mais il manque une partie des dividendes à percevoir.

(Hiro dirait: Tu dis n'importe quoi!, et il sourirait parce qu'il a raison, c'est n'importe quoi).

Surtout que moi, je parle de SOLEIL...