Monday, April 23, 2007
changement de décor
Thursday, March 29, 2007
Ca, c'est le Japon!

23h33, mon portable sonne...je réponds...
C'est mon employeur qui m'appelle pour savoir combien m'a coûté un aller de chez moi à Harajuku...160 Yen, je crois...
Il me remercie, il raccroche.
Et voilà, et je me dis: dans quel autre pays au monde, on travaille encore à 23h30...
Réponse: aucun
Seulement Tokyo.
(Tokyo est un pays).
Lui, il travaille, et il s'imagine que c'est une heure décente pour appeler ses profs...dis je en bonne française...
A Otsuka, en tout cas, c'est bien calme, à 23h30, on entend encore quelques chanteurs d'enka, mais les mama des snaku commencent à raccompagner leurs clients à la porte. Otsuka est un pays très calme.
Stupeur, pas de tremblements
Une vraie fleur, c'est quand on peut partir du travail à 18h30 tout en étant payé jusqu'à 21 heures comme c'était prévu avant que l'étudiant ne dise qu'il avait un nomikai important.
18h31, je suis dans la rue, en route vers Harajuku, où un peu de shopping m'attend (alors que je devrais être à ce moment précis dans une pièce climatisée, fortement éclairée par une armée de néons...à réciter sous forme de tableaux toutes les règles de la grammaire française que je connais, le tout en anglais).
Et donc ainsi s'est terminée une expérience que mes proches ne manqueront pas de qualifier "de très bonne" même si je l'ai vécue comme "très pénible".
J'exagère sans doute un peu, mais j'ai quand même beaucoup pensé à Amélie Nothomb et son expérience dans une compagnie japonaise.
Moi, j'ai du enseigner un semblant de français pendant quatre jours à raison de 8 heures par jour, de 13hà 21h.
Intensif intense.
Je suis passée par l'excitation (de l'inconnu), à l'ennui, sur lequel je suis restée un peu trop longtemps, à l'excitation (enfin, c'est fini...).
Pendant ces quatre jours, j'ai été assignée à différentes salles. Le premier jour, 8 heures dans une salle minuscule, pourvue d'une fenêtre très étroite, où il faisait froid en plus. Le deuxième jour, la pièce est plus spacieuse, mais on y a retiré la fenêtre. 8 heures sans fenêtre.
Le troisième jour, nous avons gagné en confort, des fauteuils rembourrés autour d'une table de réunion ovale, toujours pas de fenêtre. Mon esprit en besoin d'évasion croissante se jette à corps perdus sur le calendrier, fenêtre de substition, très peu satisfaisante.
Le dernier jour, c'est l'apothéose, la salle est gigantesque, conçue pour deux profs et dix élèves, tout en longueur, elle donne sur la rue par un mur de vitres.
Il fait soleil, je peux même bronzer un peu en attendant l'élève qui a encore du retard...je suis une petite vénarde, aujourd'hui est vraiment mon jour de chance.
Comme son retard m'est annoncé à l'avance, je prends mon bouquin et vais essayer la hot fresh lemonade du Freshness Burger en haut de la rue.
Evidemment, il faudra quand même encore supporter les approximations de la langue anglaise de mon élève, ses tics verbaux "how do you say that" qui remplacent allègrement les "eto"...c'est à dire trente fois par phrase...
Je serre les dents, plus que 4 heures, et je suis libre....plus que 3h30...plus que 55 minutes...
Et comme ce job m'a apporté autant de satisfaction...enfin, bref, il va falloir que je craque une partie de l'argent, manière de rétablir les choses. Ca fait toujours ça quand on accepte un job que pour l'argent, dès qu'on le touche, il faut s'en débarrasser, au moins en partie, il faut apaiser quelque chose, combler un vide.
Ce qui me plairait c'est d'aller manger dans un restaurant de tofu tout un tas de spécialités que je ne connais pas encore...
Photo du personnage dans Le voyage de Shihiro (de Myazaki), celui qui mange tout le monde.
Tuesday, March 27, 2007
Isogashi mon amour
Thursday, March 22, 2007
Fan de...
Un corps d'homme tatoué avec une tête d'enfant innocent, je ne sais pas pourquoi mais c'est un mélange qui marche.
Il combat les méchants, protège les faibles, tombe amoureux d'une orpheline et donne sa vie pour sauver celle de son frère.
Bref, c'est un héros, c'est un vrai homme.
Grâce à Mme G., il est réapparu hier soir, pour 42 minutes d'action, de tension, et de passion...
Ce matin, il ne reste que quelques signes de son passage furtif...
Vive le printemps!
Pendant un an et demi, j'ai pesté comme une folle d'être obligée de travailler (pour la moitié des élèves en plus) TOUS les jours fériés, les français et les japonais, encore plus nombreux. C'est pour ça, pour moi, c'est une revanche...
Heureuses les sans-travail-fixe, les baitos, les femmes au foyer, les femmes à la caisse, les femmes au ciseau, les filles à vélo, les photographes, les pâtissières, les cuisinières, les artistes, les peintres, les testeuses de produit de luxe, les dormeuses...
Pour un deuxième jour de printemps, je profite à fond d'une journée parfaite: la lumière est belle, la température douce, le vent modéré.
C'est une bonne chose, j'ai assez d'énergie pour faire deux cours de danse/aérobic, et je nettoie le frigo.
Mauvaise chose, j'ai maintenant les doigts qui sentent le vieux saumon fumé...berk!
Monday, March 19, 2007
En route vers Roppongi
Je ne savais pas encore, quand Spike Lee m'a dit qu'on allait voir la tour de Tokyo, qu'on finirait dans un club de Roppongi.
La preuve en photo
La station d'Ikebukuro ne peut être vide sans trucage qu'à 1h20 précise...
Un peu tôt tout de même pour rentrer de Roppongi...
Quand on ne veut pas faire comme tout le monde, on va danser de 23h30 à 00h30, dans un club sur trois étages, on peut siroter deux boissons incluses dans le prix d'entrée, on a de l'espace pour mettre en pratique les pas appris dans les cours de hip hop, salsa, lounge (?!?), on laisse bouger son corps, il fait bon, les gens sont souriants.
Moi, je m'appelle Nikita, jeans, bottes fourrées et t-shirt petit bateau, un maquillage du matin, pas de paillettes, je me sens libre.
Mon chevalier porte le nom de son employeur sur le t-shirt...un couple d'enfer que personne est venu importuner.
Le club était parfait pour nous, ainsi que la course au dernier train, qui s'est conclue à la seconde près, avec la musique de Mission impossible qui a commencé à résonner pendant les montées et descentes des centaines de marches qui nous séparaient de la voie 12 vers Ikebukuro.
Une sacrée soirée...
Friday, March 16, 2007
Blanche Neige
Tuesday, March 13, 2007
Le mardi, c'est ma journée "japonais". Je dois me lever tôt, souvent finir les devoirs avant le cours. Un petit tour dans la yamano, avec le même jeu qui consiste à toujours repérer quelque chose de nouveau. Puis le cours avec Beber, et notre prof pour qui tout, ou presque, tourne autour du mariage (no comment).
Un après midi princier: un canapé qu'il faut imaginer confortable, "Desperado" avec Salma et Antonio (et Tarantino), du coca et des sucreries de l'enfance.
Carambar bien sûr.
Ils sont ici depuis mon retour de France, personne n'en veut, ils sont pas bons, trop chimiques (trois nouveaux goûts: cola, oasis tea et grenadine) mais cet aprèm, j'en ai pris un, à défaut d'autre chose, et lui ai fait son sort.
Et pour aller jusqu'au bout, j'ai même lu la blague...
"Dans la série, c'est quoi le pire?
Que ton père se fasse un piercing sur la langue OU que ta mère se fasse tatouer un aigle dans le dos?"
"Dans la série: 3 bonnes raisons...
de ne pas tirer la tronche dans le bus:
1) Pour ne pas avoir la même tête que les autres voyageurs
2) Pour que les autres se demandent pourquoi tu souris
3) Pour que les autres se demandent pourquoi ils tirent la tronche
Ils se sont modernisés chez Carambar, où sont les blagues vieillotes mais "bon enfant"de notre enfance. En tout cas, le côté "blague qui vient d'un monde parallèle et passe loin de la terre" est toujours là, Dieu merci!
Je me demande s'il y a un bureau chez Carambar factory avec l'enseigne "Responsable des blagues", ou encore "créateur d'humour".
Ensuite, trois heures pour trouver le petit bouton sur lequel il faut cliquer pour accéder aux nouveaux messages de ce blog...no comment bis.
Saturday, March 10, 2007
Eiggam...
Friday, March 09, 2007
C'était très bien. Un restaurant au 49ème étage, à Higashi Shinjuku. Une très belle vue sur Tokyo, beaucoup de bonnes choses à déguster dans des bols minuscules, vraiment très agréable.
Et Beaupapa, qui nous donne pour seule réponse à tout ce qu'on dit:
-et le mariage, c'est pour quand?
Après quelques gorgées de vin rouge, je m'enflamme:
-Très bientôt, voyez-vous, on retournera en France, vous viendrez, toute la famille, et on mangera, on boira, on fera la fête...
J'ai fait un heureux...
et un surpris (j'aurais du prendre le carré en photo!).
Hiro est mon héros, je ne l'ai jamais caché, mais depuis que nous "sommes entrés" dans la série "Heroes", et que Hiro est aussi le prénom d'un des héros, je trouve qu'on va un peu loin dans la mise en abîme, au risque même de se perdre, je préfère me recentrer, et appeler mon Kareshi, Le Carré. C'est simple, c'est bien!
Wednesday, March 07, 2007
une boîte de bière, svp!
Bien sûr qu'il dormit ce pauvre narrateur qu'on oblige à boire "deux boîtes" de bière...
Déjà quelques chapitres auparavant, il avait avalé une boîte de coca.
C'est comment une boîte de coca? Comment l'a-t'il ouverte sa boîte de bière, avec un ouvre boîte comme on ouvre une boîte de petits pois? ou bien a-t'il seulement soulevé le couvercle, comme pour une boîte à chaussures?
Pourquoi donc, au lieu de me laisser porter par La Course au Mouton Sauvage, je bloque sur quelque chose qui ne devrait être qu'un détail? Que se passe-t'il dans ma tête?
Il suffit que j'imagine ce personnage en qui je commençais à croire, en train de tenir sa grosse boîte de cassoulet remplie de coca...debout devant l'évier...et j'y suis plus.
Car à ce moment précis, je me souviens que ce ne sont plus les mots de Murakami que j'entends, ce sont ceux de son traducteur. On peut oublier cet intermédiaire parfois, mais là je suis obligée d'y repenser...j'ai envie de fermer le livre et je voudrais être capable de lire le japonais pour ne pas subir les lubies de quelque traducteur rétro.
Séoul: la plus petite maison du monde.
Séoul: une robe qui attend son tour pour la grande cérémonie.
Sunday, March 04, 2007
Le Roi de Ueno
Ce dimanche a été parfait, le temps n'a pas filé comme d'habitude, au contraire il s'est étiré .
A Ueno, parmi les faux cygnes, les pigeons et les enfants, nous avons croisé "le roi des nénuphars" (qui sont en fait des lotus d'après Gw.).
Un beau col vert,
Et puis, un spécimen plus rare, de la race des gallinacés à crête rouge, appelé communément prince des gyozas
Saturday, March 03, 2007

C'est pas très loin de Myogadani, la terrasse est au soleil, ainsi que les tables près des fenêtres. Hiro a pris un café, moi un thé à l'azuki...il y a des biscotti, des scones maison...
J'ai pas fait de photos de la porte d'entrée, ou du comptoir, je vous conseille seulement d'y aller et vous aurez la surprise. A la place, j'ai opté pour une photo de chèvre angora qui vit tranquillement en Ariège, elle a un prénom, mais je ne m'en souviens plus...
Mais surtout elle a des copines,

Thursday, March 01, 2007
Les résolutions de mars

Réveil un peu pénible donc, mais obligatoire, si je ne me lève pas, je ne me lève pas…je veux dire que si je rate le coche à 7h00, je suis livrée à moi-même, seule dans un immeuble fantôme, où personne n’a besoin de moi. Le téléphone ne sonnera pas pour me réveiller, la sonnette non plus, il n’y a pas de gamin à nourrir, pas de pain à refuser à un labrador et un dalmatien déjà trop gras…
Je me lève donc, et je dois créer de l'action autour de moi, pour ne pas que le futon encore chaud me tende les bras et m'incite à la paresse...un bon livre, ou une grille de Sudoku (qui vient de France, paradoxe du Japon), une tasse de thé bouillant, ce serait la Dolce Vita à ma manière.
Quand on tombe à la renverse pour un mélange tofu banane, comment ne pas tomber pour un livre au nom si tentant. Et exactement comme le tofu banane, j'ai adoré Kitchen.
Wednesday, February 28, 2007
une chute!
On n'est pas tuesday, et si c'est un self-portrait, il ne me met pas vraiment en valeur...
Aujourd'hui, je suis tombée à la renverse, il s'est produit quelque chose au moment même où la cuillère a atteint mes lèvres, il y a peut être eu un instant d'immobilité, et puis la chute...et puis le choc, par terre. A ce moment-là, les saveurs se sont mélangées et j'ai vraiment ressenti l'effet "tout fou la banane".
Mon copain aurait crié "putain que c'est bon", des mots français avec une conviction japonaise, moi je tombe de plaisir.
Je recommande ce dessert, appelons le plutôt "cette expérience", assurez-vous toutefois que vous êtes dans un environnement capitonné, éloignez les enfants, et savourez!
PS: c'est G. qui m'en a parlé. Il faut googler "tofu-banane", ou plus simple on met du tofu et de la banane, ensemble, dans un bol on remue, on mixe, on fouette, au choix, et on attend que la magie opère.
Tuesday, February 27, 2007
Comme un poisson (décibels suite)
Le son de l'eau qui bout dans la théière électrique...rassurant.
Le bruit de l'eau dans la cabine de douche...relaxant.
Quand je sors, je me rends compte qu'aujourd'hui, je me sens comme un poisson dans l'océan, il y a du monde autour de moi, comme de nombreux bancs de poissons, des petits, des gros, des pressés, des lents...Plus les trams, les bus, les voitures, les feux rouges, et pourtant leurs sons ne m'atteignent pas...ça glisse sur moi!
Dans la Yamano, j'ai une place privilégiée devant une fenêtre, les yeux dans mon livre de kanjis...soudain, un bruit affreux me sort de mon coma.
Je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir que c'est à coup sûr un petit poisson tout frêle qui est à l'origine de ce râclement violent. Je me demande quand même comment on peut avoir de si petits gabarits, se prendre pour une shibuyette super sexy, ultra féminine et se râcler les sinus jusqu'à atteindre le fond, sans la moindre gêne, sans attirer la moindre attention sur soi...total mystère!Et comme ce poisson frêle n'est pas venu tout seul, j'ai droit à un concert de reniflements, ravalements de liquide sinusal dégeulasses.
J'essaie de me plonger dans mon livre de kanjis...impossible, les kanjis ne sont pas pénétrables, c'est une surface solide infranchissable, je flotte, et les bruitages grossiers persistent et me dégoutent toujours plus...
Takadanobaba et sa sonnerie d'astro boy me sauvent du cauchemar, et surtout sauvent la sardine d'un coup de pied latéral quasi mortel!
La sardine renifleuse est descendue, mais ses collègues prennent le relais, je n'en pleux plus.
Je me concentre sur ma fenêtre, je regarde au dehors en essayant de voir, ce que jusqu'ici je n'avais vu, sur ce trajet que je fais pourtant presque tous les jours depuis plus d'un an.
Des choses, j'en vois, c'est sûr, une pub pour un coiffeur sur un drap, mal accroché à la porte d'un appartement vers Shin-Okubo, un quai abandonné entre Yoyogi et Harajuku, un temple et son cimetière au bord de la voie avant Shibuya.
A la sonnerie, je suis emportée par le banc de poissons descendant, je bouge à peine les nageoires, le groupe me transporte en évitant le banc ascendant.
Dehors, je profite de la confusion sonore pour effacer de ma mémoire les reniflements, trois voix nasillardes m'attendent en bas des escaliers, le trafic routier, les travaux, Shibuya se prépare.
Trois photos d'une source naturelle près de Yamanakako, en bas du mont Fuji. L'eau vient du sommet du mont et s'écoule sous terre, elle surgit à cet endroit, à 15 mètres de profondeur, si claire qu'on peut voir le fond sans peine.
Monday, February 26, 2007
mon quotidien en décibels
crouah crouah kro ahhhhh....
ringgggg ringggg ringggg
le petit déj
crunch crunch miammmm mmmmh
gloup gloup gloup
la douche
schhhhhh schhhhhhh mmmmmh
le déjeuner
encore d'autres crunch crunch, d'autres miam miam, plus quelques gloup gloup
la yamano
tchak
ring
boum
ping
baouh
le cours de français
gloup
et surtout beaucoup de bla bla bla noyés dans des décibels de 'I love you', "you're the one', 'angel', 'love you', tralalilala...tchikaboum
yamanote retour
ring ring
ting tong
tchak
tchik
boum badaboum
di di di da di
dîner
slurp
miammmmmmm
soirée
mmmmmmh michaellllllllllll
Friday, February 23, 2007
divagations dans le quartier
Nous partons lui et moi dans la jungle urbaine alentour.
Cette fois-ci, il ne m'a pas lâchée.
Tous les deux, nous avons rencontré la verticalité...
L'horizontalité paisible
Nous avons ressenti la profondeur,
ainsi qu'une impression d'apesanteur.


