Poisson téléguidé qui passe au dessus de nos têtes.
Enfants qui veulent peindre leurs cauchemars, plus une libellule.
Du soleil toute la journée, musique, musique, musique.
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| Coin de la bouche "Lio", et paupières plastifiées |
| Zandvoort An Zee |
| Ouderkerk Aan de Amstel |
| Van Anzu |
Nous sommes dans le variant avec un corps, puisqu'il grandit jusqu'à mourir. Tous les jours, il y a une modification, et en même temps les fonctions sont répétitives. Donc, ce qui est toujours pareil, ce sont les besoins et c'est du mortifère pour l'esprit qui désire. Nous sommes tout le temps pris entre, d'un côté, des pulsions de non-vie, des pulsions de répétition -- ce que nous appelons en psychanalyse des pulsions de mort -- qui sont tout à la fois pulsions de mort de l'individu et pulsions de mort du sujet du désir, qui voudrait n'être pas né parce que ce serait plus facile; et puis, de l'autre côté, les pulsions de vie, qui sont de conservation de l'individu, et pulsions de désir.Tout est langage, Françoise Dolto
Le besoin est répétitif, le désir est toujours du nouveau, et c'est pour cela que, dans l'éducation, nous devons veiller à ne pas satisfaire tous les désirs. Mais toujours en paroles justifier le sujet de dire ses désirs et ne pas l'en dissuader ni critiquer. Les besoins, oui, les satisfaire; les désirs, les parler beaucoup. Parole, représentation, dessin, mime, modelage, c'est ça qui fait la culture, la littérature, la sculpture, la musique, la peinture, le dessin, la danse, tout cela est représentation de désirs, et non vécu dans le corps à corps avec l'autre. C'est de la représentation pour communiquer avec un autre ses désirs. Et c'est là où l'éducation doit tout le temps veiller à soutenir le désir vers du nouveau toujours, et au contraire, ne pas satisfaire les désirs qui, aussitôt satisfaits, rentrent parmi les besoins qu'il va falloir répéter, et avec une sensation de plus en plus forte puisque le besoin, c'est une habitude, et que l'habitude, ça n'intéresse plus, c'est du mortifère.
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| La Haye |
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| Limoges |
Sam était ma comète. De près, il était toujours une comète mais il était la comète avec laquelle j'habitais. Il était brillant et dangereux et je savais que sans lui j'aurais une vie que le monde considérerait comme tranquille - et je ne recherchais pas ce genre de sécurité. Je voulais la vie qu'ont les gens audacieux. Mais cela aurait pu nous séparer : Sam ne prenait des risques que dans le monde extérieur. C'était lui contre le monde : l'escalade, la moto qu'aucune compagnie ne voulait assurer, l'échelle de huit mètres qui tremblait et tenait par miracle contre une grange délabrée. Il prenait des risques calculés. Quand je l'ai rencontré, j'étais amoureuse de tout ce qui mettait le corps à rude épreuve. Ma notion du risque a changé avec l'âge.Accidents, Laurie Colwin
On n'était pas encore au café que j'avais déjà trouvé le titre. Je suis bon pour les titres. Kurt Vonnegut Jr. aurait dit à sa femme qui m'a rapporté le propos (je parle comme un journaliste maintenant) que j'étais le plus rapide "titreur" d'Amérique.
On ne peut pas imaginer le nombre de bons livres qui circulent clandestinement à cause de mauvais titres. Dans les librairies, les rares commentaires que j'entends d'un livre, c'est à 90% à propos du titre. Les lecteurs me demandent souvent comment tel titre m'est venu à l'esprit. Je ne sais pas, moi. Je reste assis un long moment, et subitement le titre vient. Pas même le temps d'y penser dix secondes, le titre était déjà là. Comme s'il m'attendait au tournant. Tu cherches un titre, toi? On ne peut rien vous cacher. Alors, il me saute à la gorge et se retrouve étalé sur la feuille blanche. Je dois le contempler longtemps, le tourner dans tous les sens. Chaque mot, que dis-je, chaque syllabe, chaque lettre doit être à sa place. Quel que soit le livre, ce sont ces mots qui le représenteront. Ce sont ces mots que l'on verra le plus souvent. Pour les autres, il faudra ouvrir le livre. Alors que ces mots seront toujours là sous nos yeux. Ils contiendront tous les autres mots du livre. Pas besoin de relire le livre de García Màrquez, il suffit de dire Cent ans de solitude ou A la recherche du temps perdu s'il s'agit de Proust (on dit encore de Proust? Ce titre n'est-il pas connu de tout le monde?) et toutes les images du livre défilent alors devant nos yeux éblouis comme un rideau enluminé qui nous sépare de la déplaisante réalité. Et le temps de la lecture (les jours dans les cafés, les nuits près de la lampe, caché dans les replis de notre mémoire, remonte instantanément à la surface avec son cortège riche de sensations inédites. Un bon tire: quel fabuleux mot de passe!Je suis un écrivain japonais, Dany Laferrière
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| Séance photo avec Lumix "bon teint" (avec en accessoire un thé rooibos dont le rouge aide à faire ressortir le côté laiteux de la peau) |
| Chou fleur dans la main d'A., cueilli et dégusté sur place |
Samidare wo
Atsumete hayashi
Mogamigawa
Natsukusaya
Tsuwamonodomo ga
yume no ato
| Je bois de l'eau |
| Vue du troisième étage de la baraque/bureau |
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| (Photo prise par Gwen) |