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Tuesday, April 17, 2012

Lecture et métaL

Le livre m'a été offert, je sais qu'elle l'a lu juste avant moi.
Le livre passé ne se lit pas comme un livre découvert.

Sur la couverture, un détail de Jeu de printemps dans le jardin, et au centre droit, trois mots écrits l'un au dessus de l'autre:
                Shusaku
                     Endo
                Volcano
Quand je prends le livre dans mes mains, pour l'emporter, ou le lire immédiatement, je vois ces trois mots, ou plutôt, je ne regarde que les deux derniers, en pensant que c'est ça le titre, Endo Volcano, parfois je commence par le bas, Volcano Endo, je ne pose pas mon regard sur le troisième mot, qui est clairement le nom de l'auteur.
Je ne me suis pas sentie complètement aspirée par la lecture, mais je n'ai pas reposé le livre sur l'étagère des livres lus ou à donner, je l'ai gardé et l'ai fini, ce qui m'a intéressée ici, c'est ce qui concerne la lecture et le livre, quand on n'est pas, livre dans les mains, yeux sur les lignes, à penser à ce qu'on lit...tout le contour. ce qui se passait quand j'apercevais la couverture, et ces deux mots, à quoi je pensais, le volcan, le sud du Japon, oshogatsu.
Endo Volcano, le mauvais versant d'une famille japonaise, un prêtre en éruption, un hôpital miteux, fumée, grisaille, un autre prêtre.


Tuesday, April 10, 2012

Hybride culturel: Hanami+Pâques

Pour commencer, il faut réveiller celle qui dort si paisiblement, alors que sa nuit a été agitée. Maman, j'ai chaud. Ah oui, on dirait que tu as de la fièvre.
Pourquoi a t elle de la fièvre si souvent maintenant? de la naissance à 4 ans, elle a dû en avoir trois fois, et là en moins de deux mois c'est presque le double...Je ne comprends pas, pas assez en tout cas.
Pâques, c'était bien, taillé pour nous. Pas de décorations, pas de choses à manger imposées, pas de repas interminables.
Une omelette au petit déjeuner, des oeufs en chocolat, achetés pour être ramassés plus que pour être mangés (mais ils le sont aussi). Un lapin qui arrive dans un colis, de France, et qu'Anzu prête à Hiro pour aller au bureau, avec la consigne formelle de le ramener le soir, juste un peu grignoté au niveau des oreilles.




pont en bambous pour arriver aux sakura




Thursday, April 05, 2012

442012

Difficile de se lever, ce matin.
Il fait froid dehors, mais le plein jour à 8h30 nous rappelle qu'on n'est plus en hiver.
J'ai oublié mes gants.
Madelein semble heureuse de revoir Anzu.
Des devoirs à faire, avant le cours de demain.
Déjeuner à deux.
Lecture pour enfants à la bibliothèque.
Choisir des DVD pour la séance de ce soir.
Sopranos, pour le souvenir.
Un maquillage de panthère à remettre à une prochaine fois. Il y a beaucoup trop de papillons autour de nous.
Le soir, trop de choses à cuisiner.
Anzu écoute des chansons italiennes,
Hiro regarde the Human Planet,
Je tape à l'ordinateur.
Et la journée se termine, 20h45, il ne fait pas encore complètement nuit.


Saturday, March 31, 2012

Le français en très peu de leçons

Si vous voulez savoir quoi dire auprès de vos amis, ou de vos collègues de travail, ou bien des connaissances, voici l'expression parfaite pour vous.
Simple d'utilisation, elle se construit de la manière suivante:

Verbe Faire + un nom de lieu (ville ou pays (précédé de l'article défini))

Exemple: L'été dernier, nous avons fait la Thailande.
Ou encore: J'ai encore jamais fait Prague.

C'est une expression fort commode car elle ne dit pas ce que vous avez fait, il vous suffit d'avoir transité dans l'endroit pour pouvoir prétendre l'utiliser.

En général, il est quand même bien de l'utiliser au passé, et de la mettre en liste.
Pour ce faire, n'oubliez pas les dates exactes.

On a fait le Maroc en juillet 2001, la Tunisie, l'été suivant, et puis en 2005, on s'est fait l'Amérique du sud.

Bien sûr qu'elle s'emploie très bien dans le cas où vous êtes partis de CDG pour l'aéroport local et avez passé une semaine dans un Club Med sans en sortir une seule fois. C'est même recommandé de l'utiliser dans ce cas précis.

Alors n'hésitez pas vous aussi à utiliser cette charmante expression passe partout, dans vos discussions, dans vos courriels, elle s'insérera sans aucun problème, et le mieux dans tout ça, c'est que personne ne pensera à vous demander des détails ou à juger votre vision du voyage un peu limitée.

En un week end, on a fait l'Allemagne et Strasbourg (ci dessous)

Photo à l'appui (on a bien fait Strasbourg)

Friday, March 30, 2012

Yamaimo

Couleur de tofu, collant, gluant, très peu de goût, nous l'avons coupé, pelé, râpé et étalé sur un riz trois couleurs avec de la truite saumonée cuite au four, accompagné d'une roquette piquante, aux noix.
L'impression de manger du bon et du bizarre, l'impression d'avoir redécouvert quelque chose de pas commun. Yamaimo, la patate des montagnes, qui n'a rien d'une pomme de terre.
En plus, ça nous rappelle le Japon, c'est le summum du neba neba.








Thursday, March 29, 2012

La vie, le soleil, la mort

Après l'école, nous sommes allées à la ferme des enfants, il y a des animaux bien sûr, mais surtout beaucoup de sable et des constructions en bois, pour escalader, grimper, glisser, etc...
Pique nique, soleil et température idéale (je viens de découvrir que pour moi c'était 16°C).
Elle joue et joue et joue. Moi, je parle, et parle, et lis un peu.

Et puis on rentre, toujours sous un beau soleil, 17h00 pourtant.
Près de chez nous, nous voyons une femme âgée, qui marche lentement derrière son déambulateur.

Anzu dit: elle, elle va mourir dans deux jours je crois.
je dis: ah bon? comment tu sais ça?
Elle répond: parce que c'est sa dernière vie.





Wednesday, March 28, 2012

déjà???

Faut pas croire, je ne fais pas que bronzer sur mon vélo en allant chercher Anzu à l'école, et en la regardant manger sa première glace sur une place ensoleillée (donc ça c'était la journée d'hier, belle journée).
Aujourd'hui par exemple, j'ai failli me faire écraser par un double bus, suivi d'un autre même, qui a klaxonné avec son gros klaxon de bus à soufflet, j'ai eu très très peur!

Autre peur, quand je retrouve la proprio de l'appart dans le garage, elle trouve qu'on prend trop de place, elle me fait dire par l'agence que si on veut utiliser le garage, ça nous coûtera 150 euros par mois...ben voyons! L'agence m'annonce par la même occasion l'augmentation du loyer, réglementaire.

Et je comprends, aujourd'hui même, qu'on va partir bientôt, ça fait même pas un an qu'on est là, et surtout ça faisait à peine quelques semaines qu'on se sentait chez nous.

Mais les appartements, surtout ceux qu'on loue, sont des espaces où on pose nos choses, où on vit nos histoires, c'est tout, certes, ça coûte de l'argent de déménager, de fermer tous les contrats, et d'en rouvrir d'autre, mais c'est comme ça que nous allons dépenser le nôtre, pour la tranquillité, et le plaisir de bouger vers Amsterdam...
Anzu a dit qu'au moins elle serait plus près du zoo...

Monday, March 26, 2012

Cherry blossom viewing

Teinosuke had laughed when, on their honeymoon in the Hakone mountains south of Tokyo, he asked Sachiko what her favorite fish was and learned that it was the sea bream. The sea bream was far too ordinary a fish to have for a favorite. Sachiko said, however, that the sea bream, both in appearance and in taste, was the most Japanese of all fish, and that a Japanese who did not like sea bream was simply not a Japansese. Teinosuke suspected that his wife was secretly boasting of her native Osaka. The Osaka region produced the best sea bream, and, it would seem to follow, was most truly Japanese.
And when Sachiko was asked what flower she liked best, there was no hesitation in her answer: the cherry blossom.
The Makioka Sisters, Junichiro Tanizaki



Wednesday, March 21, 2012

J'écris aujourd'hui

parce que je n'ai pas le temps...(???)

Le printemps se prépare, et les balcons aussi.
A 10h00 pile, je pars.
Nouveaux caillebotis qu'on doit huiler, et quelques plantes aussi.
Mais d'abord, faut enlever la mousse,
la perspective de me retrouver au soleil, jeans jusqu'au genoux, une brosse dans la main,
sous le soleil, donc, ne me déplaît pas.
Le balcon n'est pas très grand de toutes façons.

507 marches pour obtenir cette géométrie


Monday, March 19, 2012

Road movie

Longues préparations
On pense, on prend les cartes, les sandwichs, un coussin et une couverture, de l'eau, appareil photo, musique
Une route qui se compte en temps restant, heure à destination, kilomètres écoulés,
les kilomètres s'accumulent sur le compteur de la voiture, et diminuent d'autant sur le compteur de la navigation, le temps ne passe pas aussi vite que le décor extérieur.
En mars, quand on fait le même trajet aller retour, Amsterdam Strasbourg en passant par l'Allemagne, on remarque le passage au printemps, en une semaine seulement, le premier passage était hivernal, le deuxième largement printanier, herbe verte et bourgeons naissants, c'est très net.
La deuxième fois, parce que c'est connu, et c'est connu en seulement une fois, ça va plus vite.

Voilà, les généralités de notre road trip, mais road movie, c'est mieux dit.
Que garderons nous de ces trajets?
Des photos déjà.
Jusqu'en haut de la cathédrale (Cologne/Köln), elle a monté toutes les marches



Wednesday, March 07, 2012

Beautiful name

Aujourd'hui, en achetant une lotion démaquillante dans une parfumerie, on m'a dit que j'avais un joli nom "what a beautiful name"...?????
Je n'ai pu que répondre que c'était la première fois qu'on me disait ça, en plus la femme a prononcé Filar, je crois que j'écarquillais des yeux ronds comme des billes, et puis elle a repris Vilar Kamikawa,
et ça m'a plu aussi, finalement, dit comme ça, c'était pas mal...





Tuesday, March 06, 2012

La fin du roman

Je lis Une catastrophe naturelle de Margriet de Moor, j'arrive à la page 330, c'est la fin du roman, je suis presque essoufflée (dans la tête) par toutes ces émotions, et comme souvent quand j'aime ce que je lis (même si c'est dur), je n'arrive pas à croire qu'il ne reste que quelques lignes, et que dans ces quelques lignes je vais avoir le temps d'accepter qu'il faut arrêter, fermer le livre et se retrouver là à rien faire, à y penser.
 Page 331, en plus c'est un dialogue, il n'y a pas plus de trois ou quatre mots par ligne,
Au bout de 6 lignes, c'est fini. Plus rien. Tout est là.

Alors, pour ne pas refermer tout de suite, je cherche à continuer, et lis tout ce qui suit:
Table 
I - L'excursion du week-end
1. Un âpre matin, elle se sont dit adieu
2. Les soeurs
3. Paysage?
4. Vas-y donc toi
5. Cela était la ville
6. La marraine
7. Tu es une autre
8. La disparue 
II - On appelle ça dormir
1. Un contexte de lune, de froid glacial, de ténèbres
2. La voir !
3. Au port
4. Rêves et fantômes
5. Allons nous blottir sous les couvertures
6. Au village 
III - Météo omniprésente
1. Le météorologue
2. Basse pression à Amsterdam
3. Lune à l'apogée
4. Quand mugit le vent et claquent les volets
5. Marée haute I
6. Marée haute II
7. Marée haute, par hasard basse
8. Météo omniprésente 
IV - Saga familiale
1. La naissance
2. Ma femme ne me comprend pas
3. Le dernier repas
4. A propos de Nadia Blaauw
5. Le naufrage de la maison
6. Oh, mon papa
7. En remontant l'Oosterschelde
8. L'évincée 
V - Responsorium
Impression réalisée par CPI BRODARD & TAUPIN
La Flèche (Sarthe), 65029
N° d'édition : 4402
Dépôt légal : août 2011
X05304/01

Imprimé en France

Lidy et Armanda, deux soeurs d'une ressemblance frappante, décident le temps d'un week end, d'échanger leur identité. Mais cette facétie presque innocente tourne au drame, lorsqu'une terrible tempête s'abat sur le sud des Pays-Bas. Emportée par les flots, Lidy ne reviendra jamais...Abandonnant aux mains d'Armanda le destin qui était le sien, pour le meilleur et pour le pire.

Le récit bouleversant de deux trajectoires englouties par une catastrophe naturelle et intime.

Traduit du néerlandais
par Danielle Losman

Catégorie 7b
ISBN 978-2-264-05304-6
9782264053046
www.10-18.fr
Photo c Skye.Gazer / Getty - Couverture : G. Petit

 

Monday, March 05, 2012

Duel de sushis

Samedi soir, Namrasha, Vinayak and Adit sont venus dîner. Il y a eu la question des sushis.
En réponse, que des généralités.

Aujourd'hui midi, Hiro y repense et me dit qu'il aurait aimé dire que les sushis, c'est plutôt une performance, c'est plus du théâtre en fait que de la gastronomie.
Ensuite au discours direct: Au Japon, c'est pas la cuisine, c'est une conversation avec l'artiste. L'homme en face de toi, il veut faire tout pour te faire goûter tout ce qu'il pense de plus frais, avec la fierté de son métier...He puts everything in front of you, and you, you eat it! Mais il faut que tu comprennes son travail, il faut que tu sois capable d'apprécier l'art. Sushi, c'est pas un objet, c'est un langage qu'on partage, que les gens très très haut, c'est une langue "sucrée" (en fait, il disait 'secret').

Il y a encore des hypothèses, des parallèles entre les samourais, les sushi chefs, et puis on referme la parenthèse.

Pas de suhis au menu, forcément
Sur la photo, puntarelle, kiwi, pomme elstar, noix, endive, tomate cerise

Saturday, March 03, 2012

Vivement la rentree

Fais pas ci fais pas ça  Viens ici  mets toi là Attention prends pas froid Ou sinon gare à toi Mange ta soupe, allez, brosse toi les dents Touche pas ça fais dodo
Dis papa, dis maman Fais pas ci fais pas ça À dada prout prout cadet À cheval sur mon bidet Mets pas tes doigts dans le nez Tu suces encore ton pouce Qu'est-ce que t'as renversé Ferme les yeux ouvre la bouche Mange pas tes ongles vilain Va te laver les mains Ne traverse pas la rue Sinon panpan tutu
Fais pas ci fais pas ça À dada prout prout cadet À cheval sur mon bidet
Laisse ton père travailler Viens donc faire la vaisselle Arrête de te chamailler
Réponds quand on t'appelle Sois poli dis merci à la dame laisse ta place
C'est l'heure d'aller au lit Faut pas rater la classe Fais pas ci fais pas ça
À dada prout prout cadet À cheval sur mon bidet Tu me fatigues je n'en peux plus Dis bonjour dis bonsoir Ne cours pas dans le couloir Sinon panpan tutu
Fais pas ci fais pas ça Viens ici ôte toi de là Prends la porte sors d'ici
Écoute ce qu'on te dis Fais pas ci fais pas ça À dada prout prout cadet
À cheval sur mon bidet Tête de mule tête de bois 
Tu vas recevoir une beigne

Qu'est-ce que t'as fait de mon peigne Je ne le dirai pas deux fois Tu n'es qu'un bon à rien Je le dis pour ton bien Si tu ne fais rien de meilleur Tu seras balayeur Fais pas ci fais pas ça À dada prout prout cadet À cheval sur mon bidet Vous en faites pas les gars Vous en faites pas les gars Moi aussi on m'a dit ça

Friday, February 24, 2012

Extrait de lecture sans commentaire

If the only reason for not permitting the marriage immediately was that the sisters should be married in order of age, she said when Sachiko had finished, then there was really no reason at all. It would not upset her to be left behind, she added, with no trace of bitterness or defiance. She knew her day would come.
It was nonetheless out of the question to have the younger sister marry first, and since a match for Taeko was as good as arranged, it became more urgent than ever to find a husband for Yukiko. In addition to the complications we have already described, however, yet another fact operated to Yukiko's disadvantage: she had been born in a bad year. In Tokyo the Year of the Horse is sometimes unlucky for women. In Osaka, on the other hand, it is the year of the Ram that keeps a girl from finding a husband.  
The Makioka Sisters,  Junichiro Tanizaki

Thursday, February 23, 2012

Démo(s)

mots nouveaux bon mot des mots lusques des mots tordus des mots tards des mots d'amour des mots d'excuse des mots doux des mots tendres des mots ribons des mots volés des mots fous d e s  m o t s  l a ç o n s  des mots crus des mots vais des gros mots des demis mots est ce qui mot?  Chez mot mot le dernier MOT


Tel un logo, maintenant sur mes cartes de visite, mon tshirt, ma serviette de bain, ma balle de golf, et ma casquette (celle avec visière), pour mon(s) nouveau(s) job(s). Merci à ceux qui reconnaîtront leurs mots.

Wednesday, February 22, 2012

Hiver radieux

A une amie qui venant du Japon, s'imagine l'hiver hollandais, glacial et brumeux, et gris.


Ciel de février

et neige
supplément photo pour amateur de brouillard (mois de novembre, techniquement, ce n'était pas encore l'hiver)


Monday, February 20, 2012

quel titre pour un week end

Je viens de faire le tour des blogs que j'aime, et puis je me suis dit à moi maintenant.
Le titre, c'est souvent un problème. Soit c'est la première idée que j'ai, le titre, soit j'ai du mal.
Samedi, nous décidons de passer un week end calme. Nous prenons souvent cette décision en fin de semaine harassante, mais le samedi, on se lève toujours tôt, parce que c'est un plaisir d'être en week end, et on finit toujours pas avoir des envies qui nous poussent hors de chez nous. Alors, comme pour nous aider à tenir notre promesse, la toux d'Anzu a redoublé, et vraiment, à chaque quinte, c'était difficile d'ignorer son appel à rester dedans.
Samedi, on est dedans donc, dans un espace clos, dans lequel trois entités évoluent à leur vitesse, parfois se rencontrant, parfois cherchant l'espace vide. Une seule sortie, dehors, à 18h00, sous la pluie, à vélo, adéquat quand on veut cultiver les quintes de toux (pour pouvoir rester dedans, encore, le jour suivant).
Dimanche, on est forcé d'écouter Makihara, Hiro nous parle de sa vie, de sa musique, un mot retient mon attention, seishun, ça veut dire "jeunesse", l'idée du "printemps bleu" (ou vert, mais comme c'est le même mot, je choisis bleu), l'explication sur la philosophie chinoise, à chaque fois un kanji: bleu, printemps, rouge, été, blanc, automne, noir, hiver...les explications continuent, le calendrier chinois est lunaire, l'hiver tombe plutôt en février mars....et puis, sur le papier, on écrit les paroles de la chanson Donna toki mo, je me dis, en bonne pragmatique, que si je dois entendre cette chanson encore une bonne centaine de fois, que je sache quels sont les mots, et qui sait, je parlerai peut être japonais, en empruntant seulement des phrases de chansons pop (tentant non?).
Donna toki mo
Donna toki mo
Bokuga bokurashiku
aru tame ni
sukinamono wa suki to ieru
kimochi dakishimete (i)tai
............................


Friday, February 17, 2012

Ecoute attentive

Place de la Toile Stéphana Broadbent synchrone asynchrone facebook urbanisme maison perméable skype vidéo conférence changement radical communication gratuité ouvre fenêtre sur autre maison dîner ensemble webcam perméabilité messaging concilier tribale individualisation flux migratoire famille transnationale un milliard de personnes qui n'habitent dans leur lieu de naissance famille éclatée gigantesque migrante technologie de bricolage potentiel de partage...
La porte sonne...interruption dans ma maison, perméabilité, visiteur imprévu.


Thursday, February 16, 2012

...=+=+//;?/+

Galettesarrasin tranchesd'endiveetfenouilvapeur cottagecheese maltvinegar poivrenoir levuremaltée cranberryjuice kaki thévert Comme ça, j'aime

L'école

Il y a Isra, qui vient d'Erythrée, Nouran, qui vient d'Egypte, Marianna, qui vient de Moscou, Alicia, dont la mère vient du Kazakhstan, Sophie, dont la mère est chinoise, Daniël dont le père vient d'Israël, Daniel dont le père vient du Royaume Uni (et la mère de Russie), Samir vient du Maroc, Ayush est indien, Nathan allemand, Norzin tibétaine, il y a aussi Ben, Finn, Lutijn, Bart, Noam, tous des Pays Bas, tous ces enfants, et Anzu, dans la même classe, parlent néerlandais, avec Madelein (qui dit en rigolant qu'elle est institutrice dans une classe internationale).

Monday, February 13, 2012

Excursion exotique

C'est entre le quartier St Gilles et celui des Marolles, que le petit orteil du pied gauche s'est figé.
Nous étions toutes les deux (deux femmes dont le prénom commence par un G majuscule) sur les trottoirs, à travers les rues, sur les passages piétons ou à côté, les rues montaient et descendaient,  nous marchions vite, je jetais des coups d'oeil dans les vitrines, de l'autre côté de la rue, dans le ciel, je ne voyais pas bien, mais cette cadence était agréable, ce rythme soutenu, le froid, et le fait que je ne savais pas où j'allais, je suivais, en parallèle, c'était très excitant.
Enfin goûtée la toute première harsha dans un café du dimanche, "bruyant comme un hall de gare, ce qui permet de s'isoler" (est ce que je reprends bien ses termes?). Je voudrais adopter la harsha comme petit déjeuner du dimanche.
On achète des souvenirs (Choux de Bruxelles violets, chocolat noir, et galette jaune), on parle, on parle, on parle, je sais que je me souviendrai de nos conversations, de celles de la rue, et de toutes celles dans l'appartement, entre deux portes, sur le coussin, assise à table, dans la cuisine.
Au Roi des Belges, j'étais dans la peau d'une critique de thé, sentir le vrac, déterminer la couleur, sentir, goûter, sentir, parler, écrire. Le thé au Lotus est fleuri plus que fruité et le verdict vaut la consommation.
La grand place est plus petite que ce que j'imaginais, ça n'empêche pas l'émotion au contraire. Des petites rues sinueuses donnent sur de grandes galeries rectilignes, je vois pour la première des cuberdons.

Sur le quai de la gare centrale, échange de sacs remplis de cadeaux,  d'à bientôt et de promesse de futures visites.

Dans le train, c'est confortable, il fait bon, j'ouvre  Le ciel des chevaux, c'est l'atmosphère parfaite.
Après la gare d'Antwerpen, c'est comme si la porte du train était restée ouverte. Le refroidissement se fait par le bas, par les pieds, le froid est de plus en plus gênant et il n'y a jamais de retour de la chaleur.
On arrive à Rotterdam, sans chauffage.
Accident de personne entre Rotterdam et Den Haag. Le froid ne se compte pas seulement qu'en degré celsius.
On nous demande de changer de train, qu'il faut attendre près d'une heure sur le quai (froid???).
De nouveau assise dans le train de dépannage, j'ai l'impression que la destination a changé pour Moscou. Les cours d'eau sont solides, le blanc est partout. On s'y enfonce.
Pourtant, je descends bien à Schiphol, un aéroport qui sert de gare. Je marche jusqu'au bus, en croisant un adolescent en Tshirt, dont j'arrive même à apercevoir le caleçon, donc la peau. Monde parallèle. Réalités différentes. Le froid ne serait qu'une création de mon imagination?
C'est entre Amstelveen Busstation et Meander, juste en apercevant sa figure d'abricot derrière la vitre que le petit orteil du pied gauche a silencieusement retrouvé son état habituel, courbé, collé à son voisin, mais détendu et surtout indolore.
Merci à G. pour l'invitation, l'incitation, les discussions, la logique du travail, les rires, les adresses, les découvertes, les albums photos et albums de cartes, les photos, les duvets, les chicons.

La très fameuse harsha



Friday, February 10, 2012

Capital

Cette année, je ne sais pas si mes objectifs seront atteints.
C'est la crise en ce moment. Le budget est serré.
Le capital a déjà été entamé mais il manque une partie des dividendes à percevoir.

(Hiro dirait: Tu dis n'importe quoi!, et il sourirait parce qu'il a raison, c'est n'importe quoi).

Surtout que moi, je parle de SOLEIL...




Wednesday, February 08, 2012

Plaisir d'enfance 4/100

Chapitre qui se mange:

Les kakis.

Il y a plusieurs époques.

La première, j'étais très jeune, les kakis étaient des biens de famille qui apparaissaient annuellement dans les conversations, de femmes, en hiver, on parlait de premières gelées pour pouvoir les ramasser, ils se transportaient dans des cageots, ou à plat dans des paniers en osier, ma mère les posait sur une seule couche sur des plateaux, dans une pièce froide, on les regardait, avec leur air pourri, orange flamboyant, mais mine déconfite,
il fallait qu'ils soient très mous, et coulants.
Tellement sucrés. J'adorais râcler la peau avec la cuillère une fois que toute la chair avait été dégustée,
même si je savais qu'une fois tout fini, l'âpreté allait s'installer dans ma bouche.
J'aimais pas l'âpreté, mais ça faisait partie du kaki.

Je n'avais encore jamais mangé de kaki (pas de "s" si on parle des kakis japonais) comme au Japon.
Deuxième époque. En hiver aussi. Ils n'ont jamais l'air pourri, toujours bonne mine, je suis en adoration devant ces fruits superbes, et jamais âpres.
Un bonheur certain, qui dure plusieurs années (au cours desquelles j'ai découvert une bonne douzaine d'espèces différentes, et de niveaux de maturations différents aussi, durs comme des pommes, durs dedans, plus mous vers la peau, et enfin, mous mous mous, j'en ai mangé des séchés, leur peau devient toute blanche, comme recouverte de farine, c'est une forme de moisissure, c'est bon, il y avait des oranges clairs, presque jaunes, jusqu'à des rouges foncés, des fruits carrées, des ronds, des ovales, des longs,
Le Japon, c'est quand même le pays du kaki.

Troisième époque: hiver 2011
Je suis en France, et la tante M. est dans le réseau des kakis, ma mère rentre un jour chargée de quatre cageots remplis des mêmes, de ceux de l'enfance. Mous, et âpres.
J'aime encore, même si je sais que ça peut être différent, meilleur même, mais j'aime encore.
Il y a Anzu à côté, qui aime aussi, elle les aime tous aussi.
Hiro déteste les kakis, les kaki, il les déteste tous.


Monday, February 06, 2012

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Week end aux sports d'hiver


Quelques jours plus tard, la neige recouvre tout. Les canaux sont tous gelés.


















Samedi et dimanche matin, il nous a donc suffi de descendre de l'appartement, de faire un détour par le marchand de matériel de sports (luge, gants de ski, patins de hockey),
et ainsi équipés, nous sommes allés tout droit sur le point d'eau, d'habitude mare à canards, désormais piste de patinage désynchronisé.

Thursday, February 02, 2012

Tous les jours

Il fait froid dans la chambre pendant la nuit, si on se lève, ce n'est que pour quelques minutes, il faut tout de suite courir sous la couette pour se réchauffer.
Le matin, le réveil ne sonne plus à 6h46, mais à 6h53, heure d'hiver, il nous faut plus de sommeil. On l'éteint une première fois, on fait semblant de se rendormir, mais ça ne sert à rien ces minutes volées, ou alors si c'est précieux au contraire. Je ne sais pas.

Moi, tous les matins, maintenant, je me demande si ça ferait mauvais effet de téléphoner à l'école pour dire qu'Anzu ne peut pas y aller, sans trop en dire non plus, car sinon, il faudra de nouveaux motifs tous les jours.
A chaque fois je me dis que c'est chiant ce système, parce que pour aller jusqu'au téléphone, je dois m'habiller, et d'abord sortir du lit...
Efficace leur tactique pour s'assurer que tous les enfants seront à l'école, tous les matins.

Oui, parce qu'on se lève, on s'habille, et on part à la cuisine, parce qu'on a faim (appétit d'hiver).
Allumer les lumières, mettre l'eau dans la bouilloire, faire griller le pain, sortir les bols, et préparer le bento. Je suis instantanément réveillée, heureuse d'être debout, alors je ne sais pas pourquoi je pense à ces histoires d'école buissonnière (on dit saboru (de sabotage) en japonais さぼる) TOUS LES JOURS!



Tuesday, January 31, 2012

Les trajets de l'école

Le premier jour, en famille, tous les trois dans la voiture, tous les trois on descend, on regarde partout, on trouve la classe d'Anzu très bien, et on rencontre la maîtresse, qui s'appelle Madelein.
Le deuxième jour, tous les trois en voiture, Hiro nous dépose devant l'école, on monte toutes les deux dans la classe. Je reste jusqu'à ce qu'elle s'habitue.
Le troisième jour, nous venons toutes les deux à vélo, c'est moi qui pédale, c'est Anzu qui chante.
Adopté, c'est à vélo que c'est mieux d'aller à l'école.
Depuis janvier, c'est Anzu qui pédale de temps en temps, sur son quatre roues, je marche à côté (et je n'ai toujours pas le droit de chanter).
On peut y aller à pied aussi, mais il faut être prêtes à 8h15, sinon, on arrive en retard.
Et enfin, on peut y aller à parapluie, pas besoin de pluie en plus, ça peut se faire n'importe quand,
faut compter du temps, parce qu'à parapluie, on prend un chemin qui traverse un pont, longe un étang sinueux, passe derrière une rue qui s'appelle Deshima laan (出島), et comme le parapluie est une canne, qu'il sert à sauter, ou autre, qu'il protège de la nuit, de la brume, et de la gelée du matin...et des branches, j'ai failli oublier les branches...

Alors, maintenant que moi aussi je suis une mère dont la fille va à l'école, je dis tout le temps:
Allez au lit, parce qu'y a école demain
Qu'est ce que je mets dans le bento?
C'était bien l'école aujourd'hui?
Ouah, deux heures déjà, je dois partir chercher ma fille à l'école,
Already, two o'clock? I need to go pick up my daughter at school,
...............  ...............  ! ......... .... ............ ........ onderbouw (plus tard, la version entière en néerlandais).

Et maintenant, il est 14h15, déjà? J'y vais! ittekimasu!

Monday, January 30, 2012

DISCOmmunication


La vieille dame arrive en face de moi, lentement, je me dis qu'elle va me dire "bonjour" comme d'habitude, alors je prépare le mien:
"Bonjour..."
Elle fait un signe de la tête, elle dit bonjour aussi.
Et au moment où on se croise, j'ajoute "il fait froid aujourd'hui",
quelques secondes plus tard, j'entends derrière moi "euh...Merci!".

Monday, January 23, 2012

Le rêve du serpent

Je suis chez mes parents, avec eux. Il y a aussi un gros serpent noir, nerveux, qui se contorsionne dans tous les sens.
J'ai très très peur, je suis au bord de la panique.
Je demande (hurle) à mon père de s'en débarrasser, mon père s'en va, et quand il revient je ne suis pas sûre que le serpent soit mort.
J'ai du mal à rester en place, j'ai encore peur...
Et puis, on se met à parler du serpent, tous ensemble, en disant qu'il était amusant tout de même, il nous a fait rigoler quand il se contorsionnait, j'aimerais qu'on me dise qu'il n'est pas mort.
J'ai pourtant encore peur qu'il revienne me faire peur, mais quand je pense à lui qui se tortillait pour nous faire rire, je trouve cela amusant, et il y a un sourire sur mes lèvres.

(Je note aujourd'hui ce rêve ici, parce que 1 je m'en suis souvenu, et 2, parce que je lis assidûment le cabinet des rêves et aimerais arriver à écouter mes rêves, celui du serpent, la peur du serpent a servi de nombreux cauchemars, pendant l'enfance, que le serpent devienne un objet de dérision est une première pour moi...J'attends de voir la suite).

Friday, January 20, 2012

Les iPod sont pessimistes

Je regarde plusieurs fois par jour la météo sur mon iPod (que je pourrais appeler mon iPote tellement que je l'aime).
C'est pratique cette fonction météo, et assez fiable, en plus, rien n'est perdu d'avance, même si cinq jours consécutifs de pluie sont annoncés, il suffit de regarder souvent, en envoyant des messages télépathiques, et ça marche!!! Un soleil vient prendre la place d'un nuage pluvieux comme ça, en plein milieu!

Ce matin, c'était un nuage avec des gouttes dessus qui était annoncé mais j'ai remarqué aussi que la plupart du temps (et ceci n'est vrai qu'ici, NL) la pluie qui doit tomber, attend que les enfants soient rentrés à l'école.
Tant pis pour les parents en retard, ou comme moi ce matin, qui veulent faire du vélo après.
Je me disais donc que les iPod étaient pessimistes, de voir la pluie partout, alors que...
Et c'est vrai que ça fait du bien de se dire qu'on aurait dû se mouiller et au lieu de ça de rentrer sec.

Parlant de temps, de climat et de forêts tropicales....(quelle transition!!!):


Ken finds some hard truths about Barbie from Greenpeace on Vimeo.

Monday, November 21, 2011

Light years

Light Years, c'est le titre d'un livre de J. Salter.
Light Years, années légères...
ou lumière et années...
Pas pareil, et pourtant.

La traduction officielle est: Un bonheur parfait.

Je ne comprends pas ce titre. Je ne vois pas le bonheur parfait dans le livre, et c'est assez clair assez rapidement que le bonheur n'est pas parfait.
J'aurais vraiment préféré "des années légères". Quoi que.
Des Années de lumière, ou dans la lumière.
Lumière pour la distance, lumière pour la lumière omniprésente.

Ou alors on fait de year un verbe, de light son sujet, et on le prend à l'envers, parce que le français c'est ça, toujours à l'envers de l'anglais, alors aussi comment voulez vous...
L'année lumière. et je préfère encore qu'au bonheur parfait, qui ne dit rien, qui est faussement mystérieux, misleading. Ou encore si c'était des années de bonheur...ça serait mieux je trouve.
C'est parfait qui m'énerve le plus. Ca fait tellement bloc ces deux mots ensemble, on l'a tellement entendu, partout, c'est tout le temps là.
Dommage.
Années et lumière.
Les Années dans la Lumière.
Les Années en Lumière.

Sunday, November 13, 2011

Van Anzu

L'idée vient d'elle, Maé comme dans un cadre, dans une photo.

Réalisation aussi.

Saturday, November 05, 2011

Den haag, The Hague, La Haye




C'était un lundi, normal, travaillé, Hiro avait rendez vous chez l'avocat, Anzu et moi, nous sommes glissées dans la voiture, on est parties avec lui, et on a passé la journée à la mer, comme ça, un jour travaillé, normal. Enfin, pas normal du tout, parce que complètement ensoleillé du matin au soir, et doux, et sur le sable.
Parfait.

Sunday, October 09, 2011

je me marre


Cher(e) abonné(e),
Vous faites partie de nos meilleurs clients. Pour vous en remercier, nous avons le plaisir de vous informer en exclusivité de l'ouverture des ventes des billets de train pour les fêtes de fin d'année.

Message envoyé par Voyages SNCF, Anzu et moi avons fait UN aller retour Amsterdam Toulouse en septembre, certes, pas mal (11 heures de train aller) mais c'était la première fois qu'on prenait le train en France (et moi toute seule, ça remonte à très longtemps).
Que disent ils aux abonnés alors?
Bref...

Wednesday, September 28, 2011

Samedi à Dam

Hiro a dit: Peanut butter, mais c'est pas un peu junk ça, j'ai dit: si c'est frais, ça va.

Le pain était bon, les dips, pris séparément bons aussi, mais qu'est ce qui m'a pris de tout mélanger (et en plus c'était encore bon!)

Galerie Moooi



Wednesday, September 21, 2011

Saturday, September 03, 2011

Van Anzu

Elle ne prend pas que des photos.


Sunday, August 21, 2011

Van Anzu


Le jour de mon anniversaire, 36 ans révolus, Anzu n'a pas seulement pris la photo, elle a conduit la séance d'un bout à l'autre, et donc il a fallu qu'on soit tous les deux accroupis, en faisant "deux" avec les doigts.
Ses talents de jeune photographe n'ont pas été suffisants pour camoufler mon strabisme divergent, Hiro et moi avons tous les deux besoin d'une bonne coupe de cheveux, mais les sourires étaient authentiques, pas besoin de simuler car la journée était bien balancée. Parfaite pour un anniversaire.

Tuesday, August 16, 2011

Radio Mumbai

J'ai ressorti du garage le radio réveil de la vieille dame, il date des années 80' (tout ce qui n'est pas récent ou futuriste, date toujours pour moi des années 80).
Photo:


Je suis tombée sur la première station claire,
hollandaise, du rap, en boucle, deux ou trois morceaux actuels, avec du 50 cent et du JLo, en boucle, à gogo, je me suis lassée très très vite.
Il y a eu la radio belge qui est comme un rêve, car je me demande si j'ai vraiment entendu ces quelques informations en français, suivies d'un dossier sur le liège, les nouvelles forêts de liège en Espagne, le plus qu'elles apportent à l'environnement, et la comparaison finale avec les bouchons en plastique qui n'apportait aucune surprise. Cette radio a disparu.

Je repars donc du début, je tombe sur Veronica, 80's, 90's, 00's; pas mal car depuis trois jours, je n'entends que des chansons que je connais, il n'y a pas de répétitions du même morceau, ça m'a plu.
Jusqu'à ce matin, en fait, où Scorpion (heureusement étouffé par le bruit de l'aspirateur, car fort heureusement, je venais de faire tomber un mug (vide, comble de chance) qui s'est cassé, très dignement, en 4 gros morceaux, avec quelques poussières), donc Scorpion aurait pu être une erreur de programmation,
s'il n'avait été suivi par Bon Jovi,
là, ce n'est pas pardonnable, et il y a des limites à la nostalgie.

La station suivante pourrait s'appeler radio Bollywood, c'est comme ça que je l'imagine, un studio petit, des décorations en carton, des palais, des déserts, des chaînes de femmes dansantes, un prince au regard noir.
C'est intéressant, je ne comprends rien, mais j'imagine des ambiances de jardins fleuris, les rivalités amoureuses, quoi d'autre...
Pas grand chose, mais il y a d'autres stations à essayer avant de retomber sur cette radio belge avec ses bouchons, il y a une multitude de combinaisons entre U et M...Je patiente.

Sunday, August 14, 2011

Les parents girafe n'ont pas de souci à se faire...


Votre enfant ne veut plus manger de légumes verts alors qu'il aimait ça, disons, de un an à trois ans?

Voici quelques conseils:
Tout d'abord, il est impératif de ne pas dire en présence de l'enfant: et voilà que le mien s'y met aussi, il mange plus de légumes (car c'est faux, il aime sûrement beaucoup les pommes de terre, qui sont des légumes), ou alors vous devez préciser légumes verts, c'est important de préciser, car les enfants n'aiment pas que les adultes disent n'importe quoi, et ça n'aide donc pas dans notre affaire.

Mon deuxième conseil est le suivant: arrêter de lui proposer des légumes verts pour qu'il grandisse, pour qu'il soit fort, pour la santé, il se moque probablement de tous ces mots que les adultes balancent tout en se tapant des gâteaux, du chocolat, des trucs gras tout en sirotant un verre d'alcool avant d'avaler un antiacide...

Il ne faut plus proposer de légumes verts, il suffit de continuer à les cuisiner, et les apprécier, et même à en faire quelque chose d'exclusif, réservé aux adultes, voire même interdit pour les enfants. Les parents se mettent à table, se régalent de leurs assiettes de crudités, salades et légumes vapeur, ils parlent entre eux de la différence de croquant entre un concombre et un cornichon frais, c'est fou le bruit que ça peut faire un concombre qui cède sous la dent, de la différence entre les carottes qui poussent dans la terre et celles qui poussent dans le sable, leur goût sucré, ils parlent indéfiniment de toutes ces variétés de tomates, les cerises, les énormes, les jaunes, les rouges, les noires...L'enfant n'est pas invité dans la conversation.
Laisser le mijoter encore un peu.

Au bout d'un certain temps, il serait bon de prévoir une excursion dans une ferme qui permet de ramasser ses propres légumes (il est évident que si vous avez votre propre potager, le problème ne se pose pas), l'enfant doit comprendre d'où vient le légume, ce qu'il lui faut pour pousser, etc...
L'enfant a son panier, il doit ramasser des épinards, des courgettes, des aubergines, des concombres et des tomates, et tout ce qu'il a ramassé sera préparé avec un parent, et dégusté en famille.
Courgettes et aubergines grillées, avec quelques herbes (ramassées et fraîchement ciselées).
Salade de tomates et concombres, pousses d'épinards (la présentation est à soigner, l'assaisonnement, discret).

L'enfant raconte ce qu'il a vu et ce qu'il a fait dans la ferme, le légume vert et la crudité deviennent un sujet qu'il maîtrise, il va forcément en manger pour voir et comprendre un peu mieux, et donner son avis, et donner des idées.

Donc, n'oublier pas, patience et nonchalance sont de rigueur, pas de phrases humiliantes devant l'entourage pour parler des lubies de votre enfant.

Un point très important est le suivant:  il ne faut, SOUS AUCUN PRETEXTE, avoir recours à ces méthodes pourtant fort répandues (mais néanmoins nuisibles) qui consistent à cacher le légume vert dans des préparations que les enfants sont censés aimer (mais les aiment ils vraiment? ou bien est ce encore une légende collective?), gratins de brocoli, épinards à la béchamel, blettes sauve machin, etc....

Tout d'abord, votre enfant n'est jamais dupe, et il va très certainement vouloir se venger en vous faisant passer des repas faits entièrement de négociations, de promesses, et de punitions, pour au final avoir avalé trois mini têtes de brocoli et vous avoir fait jeté le reste, en gagnant quand même, un fromage, un dessert, un biscuit et un bonbon...et qui a gagné? certainement pas le brocoli qui est gâché dans la poubelle, et qui est considéré comme un sous aliment, non respecté, on le brade, on l'échange contre deux patates frites sorties du micro onde, après avoir été sorties du congélateur...Ca ne peut pas marcher ainsi.

Ce n'est pas non plus une bonne idée de camoufler le légume vert dans tout un tas de couches et sous couches de crème, fromage, lait, beurre, viande, sauce tomate. C'est écoeurant, on ne devrait jamais forcer qui que ce soit à manger ça.

Par contre, comme l'enfant aime à coup sûr les fruits (si ce n'est pas le cas, il est grand temps d'aller voir un pédonutritioniste, et vite), on peut proposer des salades de fruits incorporant des crudités:
concombre, melon vert, pastèque, mangue, avec quelques gouttes de jus de citron vert, un tout petit peu  de sel, les morceaux sont petits, il y a des piques pour les attraper, et on parle du Mexique, et que là bas, on peut acheter un cornet comme ça, dans un camion, quand il fait bien chaud.
Il y a les tartes maison, épinards noisette, ou blette thon, ou endive noix, etc...
Les brocolis cuits à la vapeur, ou bouillis, mais pas trop longtemps, sont comme des mini arbres, cuits avec un choux fleur et des choux de Bruxelles, ça peut faire une forêt  diversifiée, dans une assiette, un bol, un bento.


Si tout ça ne marche pas, il faudra patienter encore un peu, attendre le bon moment. Attendre un jour où le frigo sera vide, le congélo sera vide, le micro onde sera vide et les placards seront vides, il ne restera que les trois légumes cités ci dessus, et quand l'enfant aura bien faim, juste avant d'atteindre le niveau d'hypoglycémie irréversible, on lui servira ces légumes préparés avec amour, et il se régalera...et voudra en manger tous les jours, et peut être même qu'il deviendra agriculteur bio...

Les enfants girafe sont un exemple d'amateur de verdure, ils s'acharnent sur l'écorce de tiges fines d'arbres, et ils mastiquent, longtemps, et ils aiment vraiment ça. Leurs parents n'ont pas de souci à se faire.
Mais leurs parents s'acharnent aussi toute la journée sur les mêmes écorces de tiges fines d'arbres, en mastiquant longtemps, et en aimant vraiment ça...


Sunday, August 07, 2011

Thursday, August 04, 2011

deslistes

Des listes encombrent mon cerveau,
listes de courses, listes de nettoyage, listes de crèmes à passer partout, et listes de choses à ne pas oublier,
des listes pour plus tard, pour l'hiver, des listes pour le retour des vacances des propriétaires de l'appart,
des listes d'école, des listes de jobs potentiels, des listes d'ingrédients, des listes d'écrivains, des listes de fruits, des listes de maladie qu'il vaudrait mieux que j'oublie, des listes de rêves que j'ai déjà rêvés et qui reviennent souvent, des listes d'invités, des listes de parcours à vélo, qui prennent toujours 20 minutes.

Le soleil est sorti, sortons aussi:::::

Tuesday, August 02, 2011

autoquestions en qu'est ce que

Qu'est ce que j'habite?
Un premier étage cuisine chambre et sdb côté rue, orienté est,
salon, bureau, balcon, orienté west,
quand il fait gris, c'est la banlieue,
s'il fait soleil, c'est la campagne

Qu'est ce que je lis?
livres ramenés, livres empruntés, livres reçus en cadeau (ce sont les meilleurs évidemment)

Qu'est ce que je dors?
des nuits pas sombres du tout, pas nocturnes, claires, entre deux matelas,
souvent, je dors quand Hiro se couche, et je dors encore quand il se lève (qu'est ce que je dors:::::)

Qu'est ce que je bois?
Groen tee, rooibos, Pu er, eau du robinet, eau légèrement pétillante

Qu'est ce que je porte?
Toujours les mêmes vêtements, plus trois en méga soldes,
beaucoup trop d'épaisseurs pour un mois de juillet...mais bon...

Qu'est ce que j'écoute?
Anzu qui chante, les CD de jazz classique de la Bibliothek, la radio 80's de la voiture,
pas de musique NL, non.
J'écoute la langue, j'aime bien, c'est un bloc, tout le temps, à part Goete morgen et Dank u, et alstublieft

Qu'est ce que je mange?
du chocolat qui éveille les sens, noir aux graines de lin grillées, noir piment, noir lin et spéculoos
plus quelques fibres, je m'régale.

Qu'est ce que je fais?
Je mets beaucoup de pansements, je ramasse beaucoup de jus de fruits renversés, je cueille des fleurs dans les méandres, je tente une lecture de romans quand Anzu joue dans le bac à sable, je ne veux pas que ma peau se fane, mais le soleil n'est plus omniprésent, je veux écrire ce blog, je veux voir les dvd achetés chez Blokker, ici, a dit Hiro, il n'y a pas d'endroits pour louer les dvd, tout le monde achète non?
Je pense à des tables, à un bureau, à un sèche linge. J'attends.
Je pense à un job, à une école, J'attends.
Après tout, on est en août, je devrais plutôt penser au 13 du mois, et à l'itinéraire.